Vendredi 25 février 2011
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Les deux tiers des contacts noués au gré de cette campagne commencent par la question suivante de mes
interlocuteurs : « Votre parti, il est de gauche ou de droite ? »
Il est très difficile d'échapper à
cette vue binaire même si sa signification me semble de moins en moins pertinente. Ma réponse est que j'ai la sensation d'appartenir effectivement à la Droite dans la mesure où le Général de
Gaulle et Philippe Seguin était classé de ce côté. Mais, sur l'essentiel qu'est l'économie, je considère que les différences sont plus importantes entre DLR et l'UMP qu'elles peuvent
l'être entre l'UMP, le PS et les partis centristes. En effet, les parlementaires représentants tous ces partis ont voté main dans la main la remise du pouvoir français à l'Europe de
Bruxelles. Cette dernière nous contraint à ouvrir grand nos portes à la mondialisation sans le minimum de protection indispensable au maintien du niveau social de la plupart
d'entre nous.
Suis-je de droite ou suis-je de gauche
quand je dénonce la libéralisation des droits de plantation pour le vignoble européen imposée par les technocrates de l'Union ?
L'UMP qui a pourtant signé, par l'intermédiaire de son Ministre de l'Agriculture, l'accord sur l'OCM
vitivinicole ne serait plus d'accord. Le conditionnel reste de mise car j'ai compris que Monsieur Wauquiez n'y était pas hostile.
La majorité départementale
socialiste découvre cet accord suite à ma dénonciation et se prononcerait donc 2 ans après également contre (comment peut on prétendre diriger un département quand on se soucie si peu de son
environnement juridique ?).
Enfin, Monsieur Jean-Marie Masson candidat communiste pour le Front de Gauche sur le canton de Jarnac
m'emboîte aussi le pas sur ce sujet. J'ai fréquemment l'occasion d'apprécier les qualités humaines de Monsieur Masson et espère que la réciproque soit vraie, cependant, pour avoir voyagé dans les
pays du bloc de l'Est avant la chute du mur de Berlin, je ne partage absolument pas son idéologie de société.
De ce que j'ai pu constater du
communisme bien entendu classé à gauche, j'en tire les conclusions suivantes :
- Ce système n'est applicable que sous
un régime de dictature
- Les peuples vivent dans une grande
misère matérielle et portent sur eux une infinie tristesse
- Si l'idéologie est noble, elle n'est
pas en phase avec la réalité humaine intéressée et envieuse
Le parti socialiste est il de gauche ? Les Hamon, Emmanuelli et les Straus-Kahn, Lamy, Royal, Fabius sont ils
tous vraiment du même bord ? La création du Parti de Gauche par Monsieur Mélanchon est une réponse.
Le chemin que prend la droite au pouvoir correspond il à la voie défendue par le Général de Gaulle ? Le temps où
« noblesse obligeait » s'éloigne de plus en plus et la rétribution indispensable du capital se trouve aujourd'hui déséquilibrée au détriment d'un meilleur partage avec les salariés.
Pour rappel, le Général de Gaulle avait instauré les régimes d'intéressement et de participation dans les entreprises. Il me paraît normal que la personne qui prend des risques sur ses propres
deniers puissent en être grassement récompensé, elle doit toutefois faire preuve de gratitude à l'égard de ceux qui lui ont permis d'atteindre les résultats.
A la lecture ce soir, d'un tract de campagne d'un candidat dit de gauche, j'ai trouvé un élément de réponse à ma
question initiale. Un des slogans m'a surpris. Il s'agissait de mettre le social au profit de l'économie !
Alors oui, considérant que c'est l'économie qui permet le
social, par opposition à ce que j'ai pu lire, je suis bien de droite. Seule une économie prospère et consommatrice d'emplois permet de répartir des
richesses.
Vouloir partager le travail consiste à en renchérir son coût. Dans une économie mondialisée, cette idéologie de
la gauche est UTOPIQUE surtout quand elle se jette dans les bras d'une Europe ultra-libérale.